« Supplice corporel et géhennes morales aux intrus.
Soustraite est la vie du corps du malintentionné.
Prévenu est celui qui pénètre en la forêt des Dieux.
Tremor, irae et Mors.»
L’écriteau qui borde la forêt entourant le domaine est immanquable.
C’est l’attention de toute la forêt qui est tournée sur l’intrus. Le chemin se fait à peine visible au devant du pérégrin. Des souffles laconiques chantant dans l’air calme, tout porte à croire que la sérénité couvre une agression future, subite et imminente.
Il n’en est rien, pendant de longues minutes.
Figé comme l’arbre auquel il tient compagnie, un être courbé se tient debout aux abords du chemin. Ses yeux rouges fixent l’étrangère sans discontinuer. Sa voix parvient à l’exploratrice, entre le murmure rauque et le cri.
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Votre nom.Ces deux mots, prononcés par l’oubli, se tiennent en équilibre entre l’interrogation et le commandement. Voûté et immobile, l’être attend réponse.